Devenir propriétaire d’une voiture: une décision rationnelle ou émotionnelle?

L’achat d’une voiture est souvent l’investissement le plus considérable que les gens font, à l’exception de l’achat d’une maison. Une étude de Booz Allen sur le profil des gens qui achètent une voiture stipule there are only two critical factors qu’il n’y a que deux facteurs critiques qui influencent les décisions reliées à l’achat d’un véhicule aux États-Unis: l’«excellence du produit» et le «coût de la propriété». Ce que l’étude ne dit pas, c’est que la plupart d’entre nous développons nos perceptions face aux voitures dès notre jeune âge, et lorsque nous sommes en mesure d’en acheter une, peu importe quel sera notre processus décisionnel, on peut garantir que notre choix sera en partie rationnel, et en partie émotionnel. Ce qui est plus difficile à dire, c’est quelle partie aura le plus d’influence sur notre choix final. On essaie d’avoir l’air rationnels Est-ce que ce serait possible que lorsqu’on nous demande pourquoi nous achetons telle ou telle chose, spécialement si c’est une voiture, nous exposons un raisonnement rationnel parce que nous croyons qu’il est préférable d’avoir l’air, comment dire, rationnels? Et si ces décisions avaient seulement l’air rationnelles, à cause de la façon dont les entreprises évaluent ce qui influence les acheteurs? Ce sont de grandes questions philosophiques sur lesquelles nous devons nous pencher. Bien que cette étude à grande échelle ait collecté une tonne de données démontrant que la fonctionnalité est incroyablement importante pour les gens, et que nous prenons souvent des décisions basées sur les indicateurs de cette fonctionnalité, il semble manquer une pièce à la réponse. Est-ce que les gens qui achètent des VUS vont nécessairement se promener dans des sentiers de terre, rendant l’excitante mention des 4 roues motrices si pertinente, ou achètent-ils plutôt une image, un sentiment, une possibilité? Est-ce que les hommes achètent des voitures de sport à 150 000$ pour faire de la course automobile, ou pour défier les limites de vitesse? Ou est-ce qu’ils essaient seulement d’impressionner les filles, de vivre ce fantasme? L’émotion a besoin de la raison Comme dans n’importe quelle situation, il n’y a pas qu’une bonne réponse. Une personne peut très bien avoir de nombreuses raisons rationnelles d’acheter une voiture en particulier, le côté émotif jouera quand même un rôle indéniable dans le choix final. Quel est le look de la voiture, comment on se sent quand on la conduit? Qu’est-ce que ça dit sur vous? Est-ce que c’est votre style? Vous sentez-vous en sécurité au volant? Est-ce qu’elle est sexy? Est-ce qu’on peut quand même la faire passer pour un achat responsable? Nous sommes des êtres émotifs, que nous le voulions ou non, et la plupart d’entre nous prenons des décisions émotives, qui sont souvent influencées par les émotions et les opinions des gens qui nous entourent. Les justifications rationnelles ne sont souvent qu’une garniture, une parure bien utile pour déguiser nos choix émotifs. La plupart d’entre nous avons besoin de cet équilibre en place pour faire un achat, c’est un échange! Heureusement, là où il y a une impulsion émotive, il y a habituellement une justification rationnelle pour soutenir notre décision. Et vous savez quoi? C’est tout à fait correct. Rationaliser, c’est humain. Tout comme avoir des sentiments. Tous les achats de voitures ne sont pas égaux Tom Martino Questionné sur des éléments reliés à l’achat de voitures, le protecteur de consommateurs Tom Martino a partagé les découvertes démographiques suivantes en lien avec l’âge: les acheteurs de voitures seuls ont tendance à faire des choix plus émotifs, particulièrement ceux entre 16 et 26 ans, ou dans la soixantaine. Les adultes avec une famille font des choix plus rationnels, basés sur des besoins pratiques. Et bien sûr les acheteurs de véhicules commerciaux, ou ceux qui sont sur le marché et peuvent être utilisés pour une entreprise (ex. une camionnette pour l’entretien paysager) font plus souvent des achats très pratiques également. Ces données font beaucoup de sens. On ne peut pas prétendre que tous les achats de voitures sont égaux. Parce que les budgets, les besoins, les styles et les fantasmes ne le sont pas.